En tant que médecin, le Dr Vittoz recevait beaucoup de personnes dites (terme de l'époque) "neurasthéniques" ou "psychasthéniques":
Les symptômes étaient divers, et, en termes d'aujourd'hui, ce sont les mêmes que l'on retrouve dans certaines des maladies modernes nommées
spasmophilie
fibromyalgie
hyperactivité,
nervosité ,
dépression ,
de même que chez les personnes qui se plaignent de
stress
angoisse
distraction
douleurs sans atteintes fonctionnelles,
manque de concentration,
perte de mémoire,
perte de sommeil, etc.
Bref, tous ces symptômes physiques dans un corps qui semble pourtant (et qui est) en état de fonctionnement.
A noter:
le Dr Vittoz a cherché avec une grande opiniâtreté une façon de diagnostiquer le travail du cerveau en tant qu'organe; voici ses mots :(Traitement des psychonévroses par la rééducation du contrôle cérébral - chez Desclée de Brouwer - p.40)
" il me semblait bien étonnant que des symptômes parfois aussi intenses ne puissent être perçus (vérifiés) à l'extérieur. ....... Mes expériences personnelles m'ont démontré, à l'encontre des opinions admises, que la main, avec un certain entraînement, placée simplement sur le front, pouvait donner des indications suffisamment précises sur le travail cérébral"
C'est ainsi qu'il a découvert la "vibration cérébrale", que les thérapeutes Vittoz peuvent utiliser:
C'est le chercheur Alphonse Gay qui finalement a réussi à objectiver scientifiquement cette vibration à l'aide d'une machine - qui existe encore aujourd'hui - qui peut faire le tracé des vibrations cérébrales.
Les observations contemporaines, utilisant d'autres approches scientifiques pour observer le cerveau en fonctionnement (IRM et autres examens modernes) semblent bien confirmer ces expériences...

Le docteur Vittoz eut alors l'intuition que le corps, souffrant bien que sans lésions, pouvait être un allié de choix pour ré-éduquer la personne en direction de l'harmonie et de l'équilibre.
Comment cela ?
Le Dr Vittoz , fort de sa très grande expérience de ces pathologies, a pu constater que
toutes les maladies, tous les malaises ou mal-être cités étaient entretenus par une perte de la juste conscience des choses, comme si le mental ou la sensibilité nous jouaient des tours, en nous séparant de la réalité objective : ainsi, les évènements de la vie sont sans cesse amplifiés, déformés, interprétés, aggravés, ruminés à l'infini, alourdis , voire niés ou redoutés; ils ne sont plus accueillis simplement, pour ce qu'ils sont, mais vécus de façon complètement subjective, teintés de nos émotions, angoisses, habitudes, conditionnements, discours et vagabondages mentaux.
Cela aurait, sur la personne, un effet de coupure, de séparation, d'éloignement de la juste réalité, de NOTRE réalité de l'instant.
Notre esprit est sans cesse là où notre corps n'est pas, et notre corps agit sans que notre esprit soit présent ou alors, celui-ci est occupé par des discours qui "repeignent" la réalité ...souvent l'assombrissant d'ailleurs!
Cette distorsion, ce manque d'unité, ce mauvais usage de soi crée la souffrance qui se manifeste en symptômes divers, aussi divers que les histoires de chacun . Inversement, une souffrance réelle, une perte ou un deuil, peuvent créer cette distorsion et embarquer la personne dans des ruminations sans fin, l'empêchant de goûter la vie de l'instant.
Il a donc créé une méthode pour ré-éduquer ce qu'il a appelé le contrôle cérébral, c'est-à-dire ré-apprendre la juste présence à soi , l'objectivité dans l'accueil des évènements de la vie, la juste conscience des choses, la PRESENCE à l'instant.
Il a proposé aux personnes qui le consultaient de cultiver l'ETAT de PRESENCE, grâce à des exercices d'une très grande simplicité - mais aussi d'une grande rigueur.
Les résultats ont été remarquables sur de nombreux patients qui ont ainsi retrouvé la santé, le bien-être et le goût de vivre.
